« C’est ton œil que je prends au mot »

 

Le Mal, étant Autre que l’Être, est toujours ailleurs, toujours inassimilable. C’est une « hallucination marginale » ; il n’est jamais dans l’axe du regard, on ne peut le voir que du coin de l’œil. Genet remue les yeux pour l’amener au milieu de son champ visuel. En vain : à chaque mouvement, le Mal saute de côté : il reste toujours au bord tremblant de l’œil.

Jean-Paul Sartre : Saint Genet, comédien et martyr

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