Il parla de théorie kabbalistique, de pauvres vases en
argile et de la lumière qui s’écoulait en eux, de ce vase qui se brisa et de la
lumière qui s’en écoula et se déposa dans un trou, au fond des choses, parmi
les déchets et les ténèbres. Il en parlait comme il aurait pu parler de
n’importe quoi d’autre. Il parla des kabbalistes juifs polonais, du Gaon de
Vilnius et de son antagoniste Jacob Frank, qui avait voulu faire sortir la
juiverie de ce trou-là et d’entre les déchets par la fornication, la
transgression des interdits, et la conversion feinte au catholicisme.
Andrzej Zulawski : La Forêt de marbre

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