La mort initiatique peut également
comme c’est le cas dans les doctrines tibétaines constituer une appréhension
anticipée de la mort véritable qui permet ultérieurement de ne pas être saisi
par l’angoisse post mortem et de parvenir à se diriger, à trouver son chemin,
dans « l’espace aux ombres » d’après la mort. Ce n’est, une fois
encore, qu’en se perdant qu’il est possible à l’être de se trouver ;
l’appréhension du néant ne serait donc qu’un signe avant-coureur, que le reflet
de l’anéantissement ultime.
François Trotet : Henri Michaux ou la sagesse du vide

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