L'Invendable

 

Il est vraiment effroyable d’être fabriqué de ma sorte et de vivre comme je fais dans la perpétuelle nécessité absolue de pousser des hurlements. C’est à croire que je suis possédé du diable. Rien ne me lâche depuis vingt ans, ni la misère, ni la tristesse, ni le mépris de ce que je vois, ni la faim enragée d’une vie supérieure, ni l’incertitude de mon rôle dans ce monde. Et avec tout cela, des chagrins horribles. Quelle existence !

Léon Bloy : Lettre à J.B. d’Aurevilly, 06.01.1891

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