Il me faudrait un éditeur qui fût digne de ce nom au
lieu d’un imprimeur qui me rançonne et ne m’estime pas outre mesure, il me
faudrait une douzaine de critiques assez imbus de ma production pour être
susceptibles d’en instruire les quelques milliers de lecteurs dont elle ferait
les délices, s’ils n’ignoraient jusqu’à son existence. Il est honteux pour ce pays
que l’un de ses rares penseurs, ayant quelque chose à lui communiquer, soit
passé toujours sous silence, on ne devrait pas s’étonner si mon mépris ne cesse
de grandir.
Albert Caraco : Ma confession

Commentaires
Enregistrer un commentaire