Franz Thomas von Schoenfeld était un homme affairé.
Dans la préface aux Chants de Guerre de David, il se plaint du peu de temps
dont il dispose pour achever la traduction des psaumes, qui lui prit onze
années, les Chants de Guerre, trente en tout, n’était qu’une partie de
ceux-ci. Une autre partie, Les Sept Psaumes de Pénitences, est
conservée parmi les manuscrits aux Archives Nationales Françaises, à Paris. On
ne connaît pas une seule ligne des autres, s’il les traduisit jamais. Il en va
de même, comme nous l’avons vu, d’autres ouvrages qu’il prétend avoir écrits.
Il semble être né, à cet égard sous une étoile défavorable. Même son premier
livre, l’étude hébraïque mentionnée plus haut, n’est que l’un des quatorze
chapitres ; les autres, dit-il dans sa préface, durent rester impubliés à
cause du coût élevé de la publication. Qu’est-ce qui volait au futur prince des
poètes de son précieux temps ? Certainement pas son emploi à la
Bibliothèque Gareilli…
Arthur Mandel : Le Messie militant

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