« Pour monter, il faut d’abord descendre »

 

Le terme hébreu qui désigne un psaume est mizmor ; à la lettre, il signifie « chose chantée » alors que le recueil des quelque cent cinquante psaumes qui nous sont parvenus sous le nom de Thilim, qui veut dire « louanges. » De fait, la plupart sont des chants de louange, mais il s’y trouve aussi beaucoup de lamentations : de vives expressions d’une souffrance et d’un désespoir. « J’enfonce dans la boue, sans pouvoir me tenir, dit le Psaume 69. Je suis tombé dans un gouffre, et les eaux m’inondent. Je m’épuise à crier, mon gosier se dessèche. » Des paroles de ce gens ont fortement touché les générations suivantes et inspiré une musique d’une grande beauté au cours des derniers siècles, mais des indices de leur sonorité originale ont également survécu dans la tradition de la cantillation hébraïque, une vocalisation à mi-chemin entre la mélodie et la récitation, que l’on note, dans le texte écrit par un système d’accents ou de signes diacritiques.

Caspar Henderson : Une histoire naturelle des sons, notes sur l’audible

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