Eduard Kosmack est une figure majeure de l’occultisme à
Vienne. L’éditeur passe pour avoir le don d’hypnose, ce qui explique le regard
extraordinairement intensif du tableau. À l’époque, l’hypnose est vue comme un
procédé proche de la radiographie. Un léger halo blanc irradie la tête de l’éditeur.
L’aura, qui à l’origine entourait entièrement le corps de l’éditeur, fait
référence à ses facultés d’hypnotiseur. Cette thématique s’inspire très
directement d’un tableau de Franz Stuck, Lucifer, réalisé en 1890.
Christophe Danvers : Egon Schiele, peintre de l’âme et du désir
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