« Un jour, je t’emmènerai à Pairi Daiza »

 

Les Allemands finiront par m’adorer. N’adorent-ils pas Nietzsche ? J’écris le français comme Nietzsche l’allemand, je me sens l’héritier de ce philosophe et l’on m’appellera demain le légataire du prophète. Que se fût-il passé si dès mes premiers livres l’on m’avait rendu justice ? On m’aurait empêché de devenir ce que je suis, m’amadouant, m’étouffant, m’étranglant, me corrompant aussi, mon œuvre se fut perdue à la longue dans les sables et c’est le cas de la plupart de ceux qui réussirent à Paris.

Albert Caraco : Ma confession

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