Source : Vierges noires, la réponse vient de la terre, par Jacques Bonvin, éditions Dervy, quatrième édition, merci à L’Herbier du mouton blanc.
Les hommes ont construit des
sanctuaires à des endroits qui peuvent parfois sembler aberrants, mais où la
Vierge se trouvait en résonance avec la terre et le ciel. Car c’est seulement à
cet endroit qu’elle pouvait faire des miracles. Les anciens avaient une grande
connaissance des forces magnétiques de la terre.
À Cassel, dans le Nord, le jour de la
Saint-Jean 1128, les Templiers montèrent la colline pieds nus, en tenant leurs
chevaux par la bride, pour s’imprégner de la force tellurique de l’endroit qui
devait être très forte. De plus, la Saint-Jean est le signal du solstice d’été,
c’est-à-dire au moment où la terre inverse sa polarité et libère toute sa
force. Il n’est donc pas étonnant de retrouver à Cassel une Vierge noire qui
répond au nom de Notre-Dame-de-la-Crypte, en souvenir, sans doute, du dolmen
que les premiers envoyés chrétiens sacralisèrent et transformèrent en lieu de
culte à la Vierge Marie.
L’énergie biomagnétique de la Terre est reconnue sous différents aspects et porte des noms nombreux, mais quelle différence y a-t-il entre le Prana et le Mana des mystiques orientaux, entre le Vril et le médium plastique universel des occultistes, et l’anima mundi des alchimistes. Et ne l’a-t-on pas également appelée dans la mystique chrétienne, « le serpent de Satan » et « l’épouse du Verbe. » ? N’est-ce pas étrange de retrouver la même appellation pour l’énergie tellurique que celle que Saint Bernard avait donnée à Notre-Dame ?
Avant d’être attribué comme symbole du monde terrestre, le serpent avait une autre valeur symbolique totalement différente que celle que le catéchisme moderne veut bien nous enseigner. Le serpent vit sur le sol et son corps ondule comme une vibration, raison pour laquelle il a toujours été le symbole de l’énergie magnétique sur terre.

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