« Prophecy is not nice, prophecy is ragged and dirty »

 

L’impression que nous donne l’Apocalypse est qu’il ne s’agit pas d’un livre, mais de plusieurs livres et peut-être beaucoup. Ce n’est pas un rafistolage, une couture de plusieurs pièces rapportées, comme Énoch, mais un livre en plusieurs couches, comme des strates de civilisations qui apparaissent à mesure qu’on creuse plus profondément. Tout au fond, se trouve un substrat païen, un livre oublié, de la civilisation égéenne, un livre de mystère repris par les Juifs, étendu, réécrit par Jean, l’apocalypticien judéo-chrétien, et puis après lui, expurgé, révisé, découpé, augmenté par des éditeurs chrétiens qui voulaient le tourner à leur façon.

Crash ! : James Ballard
D.H. Lawrence : Apocalypse

Commentaires