À part les travaux de l’esprit, rien ne m’attache à
l’existence. Je fis toujours profession de mépriser les voluptés, ma chair
n’est pas à moi, mon sexe est à mes yeux un étranger, et l’idée que certains
l’aient appelé leur frère me semble une aberration. Ni la douleur ni le néant
m’effrayent et le second a pour moi bien des charmes, quand je me représente mon
entière dissolution, je ne puis m’empêcher de rire et deux fois quand je songe
à l’épouvantement des belles âmes prétendues chrétiennes si furieusement
charnelles que mille millions d’années d’extase ne sauraient les satisfaire sur
l’article.

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