Parfois, je refais en rêve le cheminement de mes livres
éclatés et je me demande alors où je trouve la force d’en mettre un nouveau en
chantier. Avec de telles difficultés, il est vrai que son destin est encore
moins prévisible que le cours de mon propre avenir. D’un autre côté, il est en
quelque sorte l’abri sous lequel je me réfugie quand le temps se gâte
au-dehors.
Walter Benjamin : Lettre à Gershom Scholem, 24.10.35

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