Cette iconographie a été interprétée par Arturo Schwarz
comme une évocation du mariage alchimique dont l’inceste entre le frère et la
sœur est l’un des prototypes et dont l’union réalise le retour à l’unité
originelle, à l’androgyne primordial. Sans même en passer par l’alchimie, que
réfutait l’artiste, la seule allusion à la Genèse biblique installait au cœur
de l’œuvre un évident principe généalogique, renforcé par la présence de ces
multiples allusions à l’engendrement. L’ensemble de l’œuvre esquissant un
schéma de parentés mythiques entre ces entités trop mal définies pour que
l’observateur extérieur puisse les identifier avec certitude.
Arnauld Pierre : Machines célibataires, la fabrique du posthumain

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