Pour d’obscures raisons, liées sans doute au sentiment
que personne ne vaut vraiment qu’on s’y attache, à un orgueil démesuré, et,
last but not least, un effroi face au « triangle sacré » que
j’assimilais à une tête de mort, je n’ai connu, au sens biblique du terme, que
peu de femmes. Des simulacres anodins, oui. Mais guère plus. Par quel miracle
ai-je échappé à la tentation de m’abandonner totalement aux passions ? Est-ce
un bien ? Est-ce un mal ? Est-ce une stupidité ? Est-ce une
vertu ? J’ai souvent débattu de cette question.
Roland Jaccard : Les Derniers jours d’Henri-Frédéric Amiel

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