Source : L’Apocalypse de Jean par Rudolf Steiner, éditions Triades, collection Science de l’Esprit, relecture février 2018-juin 2026
Je vais vous décrire à présent ce qui s’est passé lors
des trois dernières époques atlantéennes, avant que l’homme soit entré dans
l’état humain physique, avant qu’il se doit dégagé de l’âme groupe, pour
parvenir à la pleine conscience du Je. Ce qu’il vivait ici sur la Terre
consistait seulement en un certain nombre d’expériences. Puis, il s’endormait et
durant son sommeil, il était dans un état de conscience assourdie dans un monde
spirituel où il vivait parmi les dieux et les esprits, et dont les mythes et
les légendes ont conservé un écho. Il vivait alors de puissantes vision, celle
par exemple de deux êtres qu’il rencontrait et qui jetaient des pierres
derrière eux, et ces pierres se transformaient en d’autres êtres semblables à
ceux qui sortaient de terre. Ce sont là des expériences que l’homme fit durant
toute la quatrième période de l’ère atlantéenne.
Pour formuler cela clairement, il faut dire : l’acte de génération ne s’accomplissait pas dans un état de conscience lucide, mais dans celui du sommeil. Lorsqu’il était hors de son corps physique, dans le monde spirituel, où tout lui apparaissait sous formes d’images, il accomplissait tout ce qui était nécessaire à la reproduction, et l’acte de reproduction était tout entier voilé par l’esprit et lui apparaissait dans l’image des pierres qu’il jetait derrière lui. Tout l’acte de reproduction était enveloppé d’un état de conscience spirituel, il s’accomplissait hors du champ de la conscience de veille. L’être humain ne connaissait rien de la sexualité : il ne voyait même pas pendant la journée qu’il était d’un sexe ou d’un autre, et son âme restait préservée de toute pensée se rapportant à ses choses.

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