Thanatocène

 

Source : La Science de l’occulte par Rudolf Steiner, éditions Triades, collection Sciences de l’esprit, relecture longtemps après.

En général, lorsque l’homme revient à une nouvelle existence sur la Terre, celle-ci est toute différente de ce qu’elle était lors de sa vie précédente ; pendant son absence, bien des choses ont changé. Cette transformation du visage de la Terre est l’œuvre de forces cachées, dont l’action provient du monde où l’homme se trouve après sa mort, et lui-même doit collaborer à ce changement. Il ne peut le faire que sous la direction d’entités supérieures tant que, par la naissance en lui de l’esprit de vie et de l’homme esprit, il n’a pas pris clairement conscience du rapport qui unit l’esprit à sa manifestation physique.

Il contribue pourtant à la transformation des conditions terrestres. On peut dire qu’entre la mort et une nouvelle naissance les êtres humains transforment la Terre de façon à ce que les conditions qui y règnent s’accordent avec ce qu’ils ont développé en eux-mêmes. Si l’on observe une certaine contrée à un moment donné et qu’après très longtemps, on découvre qu’elle est dans un état tout différent, c’est parce que des forces venant des morts ont opéré cette transformation. Les défunts restent ainsi en contact avec la Terre, même entre la mort et une nouvelle naissance.

Pour la conscience suprasensorielle, tout ce qui existe physiquement est la manifestation d’un élément spirituel caché. Pour l’observation ordinaire, la transformation de la Terre est due à la lumière du soleil, aux modifications du climat, etc. Pour l’observation suprasensorielle, le rayon de soleil qui éclaire la plante contient la force des défunts ; des âmes humaines planent autour des végétaux, modifient l’aspect du sol, etc. Après la mort, l’homme ne s’occupe pas seulement de lui-même : il ne se contente pas de préparer sa future existence terrestre. Il est appelé en outre à travailler spirituellement au monde extérieur, comme il est appelé à le faire matériellement entre sa naissance et sa mort.

Commentaires