Présence du passé

 

Source : La Science de l’occulte par Rudolf Steiner, éditions Triades, collection Sciences de l’esprit, relecture longtemps après.

L’évolution de la Terre se divise donc en deux périodes ; pendant la première, le Terre apparaît comme la simple résurrection de l’état planétaire antérieur, mais, grâce à la spiritualisation survenue entre-temps, cette répétition a lieu à un niveau plus élevé que celle de l’incarnation précédente. Quant aux germes des ancêtres de l’homme faisant partie de cette Terre, ils se développent tout d’abord jusqu’au degré auquel ils étaient parvenus. Ce degré une fois atteint, la première période est terminée. Mais comme la Terre se trouve alors à un niveau plus élevé d’évolution, elle peut faire faire un nouveau progrès aux germes humains, c’est-à-dire les rendre capables de recevoir le « moi. » La deuxième période de l’évolution terrestre est donc celle où le moi se développe dans les corps physique, éthérique et astral.

De même que, de cette façon, ce fut déjà le cas lors des incarnations antérieures, l’état humain est élevé d’un degré par l’évolution terrestre, car dès la première de ces incarnations, cet être avait déjà une certaine existence. C’est pourquoi on y voit plus clair dans ce qu’est la nature humaine actuelle lorsqu’on remonte le cours de son développement jusque dans le passé le plus lointain, c’est-à-dire jusqu’à la première des incarnations planétaires évoquées. La recherche suprasensorielle peut donner à cette première incarnation le nom de Saturne ; elle appelle la seconde Soleil, la troisième Lune et la quatrième, c’est la Terre. Il ne faut voir tout d’abord, précisions-le, aucun rapport entre ces appellation et celles qui désignent les anciennes formes d’évolution par lesquelles notre Terre a passé…

On ne peut naturellement donner qu’une esquisse générale des conditions propre à chacune des quatre incarnations planétaires, car les faits, les êtres et leurs destinées étaient réellement aussi multiples sur Saturne, le Soleil ou la Lune que sur la Terre elle-même. C’est pourquoi on ne peut, en les décrivant, que signaler quelques détails caractéristiques propres à faire comprendre comment les conditions terrestres ont résulté des plus anciennes. Il faut aussi penser que plus on remonte dans le passé, plus les conditions sont différentes de celles d’aujourd’hui. On ne saurait pourtant décrire ce passé sans faire appel à des représentations empruntées à ce qui existe sur Terre actuellement. 

Quand il est ici question par exemple de lumière, de chaleur, ou d’autres choses de ce genre, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas exactement de ce qu’on appelle ainsi aujourd’hui. Et pourtant, cette façon de s’exprimer est exacte, car devant l’observateur du monde suprasensoriel se présente, dans les étapes antérieures de l’évolution, quelque chose qui, depuis, est devenu chaleur, lumière, etc.

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