Herzlich wilkommen

 

Un jour, j’ai été pris d’une grande tendresse pour des personnages qui semblaient perdus, cherchaient quelque chose, loin de cette maison qu’ils n’avaient plus. Pour autant, je ne les connaissais pas. Je quittai la mienne. Je les voyais régulièrement errer, comme je rôdais, sans repères. Un jour, j’ai traversé l’écran. C’était donc possible. Je les vis mais ne les reconnus pas immédiatement. Puis, je compris. C’étaient mes doubles. C’était moi. Aujourd’hui, je peux enfin revenir.

Jérôme d’Estals : Possession d’Andrzej Zulawski, tentatives d’exorcisme

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