C’est pénible,
lourd, vulgos, comme tout ce qu’ils font. Leur drag est moche et les bigots
sont abrutis. Au fond, les deux camps ont beaucoup en commun : des gros
beaufs belgicains qui aiment bien leur roi. Peut-être tout cela n’est-il qu’une
mise en scène comme l’aime le système belge, avec des acteurs qui jouent (mal)
leur rôle.
Pour rappel : en théorie, une bibliothèque est un
lieu où l'on trouve (où l'on trouvait) des livres qui ont une valeur didactique, intellectuelle,
historique, etc. Pour fréquenter une bibliothèque, il importe de savoir lire et
les enfants, par définition, ne savent ni lire ni écrire : ils doivent
être scolarisés pour cela. Le minimum requis pour assurer une cohésion
sociale est de parler la même langue. Si vous ne disposez pas d’une langue
commune, comment enseignez-vous les autres matières ? Or, l’école à la belge
ne leur apprend plus le français, comme le démontre rituellement, tous les
trois ans, le rapport PISA.
Les bibliothèques publiques
s’adressent, normalement, à des adultes alphabétisés et n’ont pas à s’occuper
d’enfants ; sinon, c’est une manière de refiler le problème à d’autres,
dont ce n’est pas le rôle et… d’aggraver le problème, par tous les moyens,
jusqu’au grotesque. Les bibliothèques publiques n’ont pas à servir de
relais pour des lobbys communautaires, pas plus qu’elles ne sont des salles de
spectacles. Pourquoi pas des numéros de trapèze en ou des défilés de majorettes
en salle de lecture ? Ce mélange des genres, loin de s'intéresser aux auteurs, philosophes, artistes homosexuels, dont beaucoup auraient ri de telles initiatives, participe d’un vaste projet
d’enfumage et de déculturation de la Wallonie.
En effet, les inégalités sont avant tout structurelles,
économiques, ethniques… et non sexuelles. Premier paradoxe, et non des
moindres, les plus soucieux d'inégalités s'accommodent apparemment très bien
d'une monarchie fiscale, le régime le plus inégalitaire qui soit. Ensuite, de
même qu’une patronne transsexuelle flamande n’a pas les mêmes intérêts qu’un
chômeur gay wallon, un
migrant afghan ou un rappeur
camerounais n’a pas le même habitus qu’une drag-queen qui lit des
heures du conte. On ne peut pas chérir les causes multiculturelles et déplorer
les effets homophobes.
Ma drag-queen préférée, c’est Stanislas
de Clermont-Tonnerre qui portait très bien la perruque : en le paraphrasant, il faut tout refuser aux queers comme nation et
tout leur accorder comme individus... et précisément, il n’y a pas de nation
belge !
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