La scène ultime est gorgée de symboles, que ce soit les
drôles de mouvements du Double devant la porte de l’appartement, proches de
ceux du serpent, symbole des Enfers, mais aussi de la renaissance (la mue),
symbole de l’unité du cosmos et du chaos, ou de celui de l’escalier et de la
disparition… À la mort survit le mystère. Ce passage d’un monde putride, mort
déjà, stagnant et clos, à la mort se fait dans un mouvement signifiant le
renouvellement. Du monde, de la famille, comme si elle était nécessaire à la
régénération. S’échapper, par le mouvement, vers la lumière, seule échappatoire
à l’enfer. Même si on doit y trouver un nouvel Enfer, même si tout doit
recommencer comme avant. Si c’est le Purgatoire, cela ne signifie-t-il pas
qu’il y a un progrès ?
Jérôme d’Estals : Possession d’Andrzej Zulawski, tentatives d’exorcisme

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