Il n’y a pas de Logos, il n’y a que
des hiéroglyphes. Penser, c’est donc interpréter, c’est donc traduire. Les
essences sont à la fois la chose à traduire et la traduction même, le signe et
le sens. Elles s’enroulent dans le signe pour nous forcer à penser, elles se
déroulent dans le signe pour nous forcer à penser, elles se déroulent dans le
sens pour être nécessairement pensées. Partout le hiéroglyphe, dont le double
symbole est le hasard de la rencontre et la nécessité de la pensée :
« fortuit et inévitable. »
Gilles Deleuze : Proust et les signes

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