Une partie significative du peuple juif a cru en Jésus
et s’est engagée à sa suite pour diffuser le salut dans le monde. Une majorité
du peuple de Dieu a suivi ses autorités religieuses, surtout pharisiennes. Elle
n’a pas cru et ne croit pas toujours en lui, redoutant de se payer de mots en
professant « une transformation intérieure qui ne modifie pas
nécessairement le cours de l’histoire. » (Gershom Scholem) Telle est la
raison la plus déterminante du refus de Jésus comme messie par les Juifs,
l’Incarnation et même le Dieu trinitaire n’ayant pas pu constituer des
empêchements dirimants dans le judaïsme de cette époque.
Jean-Michel Garrigues : L’impossible substitution, Juifs et Chrétiens, Ier et IIIe siècles

Commentaires
Enregistrer un commentaire