En premier lieu, il ne peut l’éviter, l’homme doit
combattre, devant répondre à la volonté d’être seul et lui-même tout. Tant qu’il
combat, l’homme n’est encore ni comique ni tragique, et tout demeure en lui
suspendu ; il subordonne tout à l’action par laquelle il lui faut traduire
sa volonté (il lui faut donc être moral, impératif) mais une échappée peut
s’ouvrir… Pour peu que le combat se relâche ou qu’une vie, de quelque façon,
lui échappe, l’homme accède à sa solitude dernière : à ce moment, la
volonté d’être tout le met en pièces.
Georges Bataille : L’Expérience intérieure

Commentaires
Enregistrer un commentaire