Je puis m’imaginer remédiant par une conversation à
l’obscurité de mon livre. Je puis me dire même que ce remède est le seul, que
si des vérités descendent dans la complexité des vies humaines, rien ne peut
faire qu’elles soient données en une fois clairement, la clarté fût-elle grande
en celui qui s’obstine à les dire. Mais je dois me rappeler qu’un dialogue est
misérable, mieux qu’un livre réduisant ses objets à la pauvreté du discours.
Georges Bataille : L’Expérience intérieure

Commentaires
Enregistrer un commentaire