Cet objet, chaos de lumière et d’ombre, est
catastrophe. Je l’aperçois comme objet, ma pensée, cependant, le forme à son
image, en même temps qu’il est son reflet. L’apercevant, ma pensée sombre
elle-même dans l’anéantissement comme dans une chute où on jette un cri.
Quelque chose d’immense, d’exorbitant, se libère en tous sens avec un bruit de
catastrophe ; cela surgit d’un vide irréel, infini, en même temps, s’y
perd, dans un choc d’un éclat aveuglant. Dans un fracas de trains télescopés,
une glace se brise en donnant la mort, c’est l’expression de cette venue
impérative, toute puissante et déjà anéantie.
Georges Bataille : L’Expérience intérieure

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