Lorsqu’à Plettenberg, en 1980, Schmitt parlera à Taubes
du Grand Inquisiteur, Taubes confie qu’il ressentit au contact de Schmitt de
l’étrangeté et de la peur : « Je sentais en chacun de ses mots
quelque chose d’étranger à moi-même, cette peur et cette angoisse de la tempête
qui guettait dans la tempête messianique sécularisée du marxisme. Schmitt
m’apparaissait comme un Grand Inquisiteur en croisade contre les
hérétiques. » C’est toujours la flèche sortie de son carquois qui fait
peur.
Raphaël Lellouche : La Guérilla herméneutique de Jacob Taubes

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