Il n’est pas un jour, il n’est pas une
heure, il n’est pas un instant où l’à-venir ne puisse faire irruption,
délivrant le temps de son cours cyclique et ouvrant, dans cette déchirure,
l’éternité. Car l’éternité n’est pas un temps infiniment long. Elle est plutôt
le temps au-delà du temps qui fait irruption dans l’instant où se rencontrent
le passé le plus ancien et le futur le plus éloigné. La mémoire devient le
commencement de la rédemption. Rédimer est invertir le temps, convertir
l’instant présent dans l’instant ultime.
Donatella Di Cesare : Grammaire des temps messianiques

Commentaires
Enregistrer un commentaire