Dans Recherches philosophiques,
Wittgenstein écrit : « On peut considérer notre langage comme une
ville ancienne, comme un labyrinthe fait de ruelles et de petites places, de
maisons anciennes et de maisons neuves, et d’autres que l’on a agrandies à
différentes époques, le tout environné d’une multitude de nouveaux faubourgs
avec leurs rues tracées de façon rectiligne et régulière et bordée de maisons
uniformes. » Depuis la périphérie, on peut y voir un tout ordonné, mais, à
l’intérieur, c’est un labyrinthe dans lequel il faut jouer à se perdre pour
mieux se retrouver ; c’est la tout le sens de notre éthique de
l’éducation : faire émerger du sens et des valeurs dans l’exploration de
notre monde intérieur, tout bâti de mots. Je crois en ce sens qu’il n’y a pas
de limite au langage. Seul notre monde est limité.

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