Feu doux

 

Il faut toujours du temps pour interpréter un signe, tout temps est celui d’une interprétation, c’est-à-dire d’un développement. Dans le cas des signes mondains, on perd son temps, parce que ces signes sont vides et se retrouvent, intacts ou identiques, à l’issue de leur développement. Comme le monstre, comme la spirale, ils renaissent de leurs métamorphoses. Il n’y a en a pas moins une vérité du temps qu’on perd, comme une maturation de l’interprète qui, lui, ne se retrouve pas identique.

Gilles Deleuze : Proust et les signes

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