« C'est le masque de notre mépris pour le monde »

 

L’artiste qui a abandonné l’œuvre pour pouvoir se concentrer sur la transformation de soi est devenu absolument incapable de produire en soi autre chose qu’un masque ironique, ou d’exhiber sans la moindre vergogne son corps vivant. Il est désormais un homme sans contenu, qui observe, sans qu’on puisse savoir s’il est complaisant ou atterré, le vide que la disparition de l’œuvre a laissé en lui.

Giorgio Agamben : Le Feu et le récit

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