Quand De Wever parade aux fêtes de Wallonie, il n’y a
aucun antifa pour l’accueillir, alors qu’il est infiniment plus responsable que
Bouchez de la politique d’austérité actuelle. Comment expliquer ce
paradoxe ?
Tout simplement, l'oligarchie belgicaine
francophone — le PS et le MR, mais aussi leurs satellites de loge —, a
besoin d’un fusible pour opérer une diversion. En l’occurrence, il faut nous
faire croire, soit que tout est de la faute de Bouchez, soit que Bouchez est le
génial Grand architecte, pour mieux dissimuler la mainmise de la Flandre, et
nous faire gober qu’on est tous belges, une fois.
Le seul « exploit » de l’oligarchie
belgicaine est de nous contraindre à vivre avec la Flandre pour sauver sa sale
boutique belge et son infâme monarchie. Pour « sauver le brol »,
il faut à tout prix à dissimuler cette vérité : la Flandre qui, elle,
n’est pas belge, qui monnaie son appartenance au Belgium à coups de bluff séparatiste, mène une guerre économique à la Wallonie pour des raisons
raciales et ethniques.
En réalité, la Flandre ne souhaite pas la séparation, le
confédéralisme, ou on ne sait trop quoi : la Flandre veut seulement
coloniser la Wallonie, chasser les francophones, instaurer un régime d'apartheid et s’approprier tous les
rouages de l’État belge, un État qu’elle déteste mais où elle est démographiquement
majoritaire.
Pour cela, les Wallons de souche doivent disparaître
— le racisme flamand est tel qu’ils sont d’abord racistes envers nous,
puis seulement envers d’autres populations non-européennes — et pendant ce
temps, la nomenklatura francophone, toutes obédiences confondues, négociera ses
conditions de survie avec la Flandre. Leur bonheur belge, c'est notre malheur wallon.
Dès lors, manifester contre Bouchez masque les véritables enjeux,
produit un écran de fumée, dévie l'énergie révolutionnaire, et prête au toutou
libéral un pouvoir qu’il n’a pas, pour son plus grand plaisir : car
Bouchez est un narcissique, un belgo-italien (tout comme son homologue Di Rupo)
qui, au fond, n’a rien à dire, et ne représente absolument pas les Wallons,
mais les intérêts de ses maîtres : d'abord, la Flandre prédatrice et raciste
anti-wallonne ; ensuite, la trouble famille Michel, qui dispose de luxueuses
propriétés en France, pays que les belgicains prétendent pourtant détester.
À Liège, les antifas aux ordres placardaient des tracts :
« l’Union fait la force. » Autrement dit : encore plus de Belgique,
et donc, encore plus de pouvoir pour la Flandre. La boucle est bouclée.
Droite belgicaine ou gauche belgicaine, même combat : l'effacement de la
Wallonie et des derniers Wallons.
Ce n’est pas le fusible qui doit sauter, mais
l’entité belgicaine.

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