À la fin de Suspiria, Suzy
Bannion, en poignardant le corps d’Helena Markos, aurait sans doute été
soulagée de démasquer un complot fantastique et atteindre dans la foulée, le
cœur du réel et de son énigme. Mais les soupirs perdurent, et tandis que le
décor de l’académie part en fumée, Suzy, le sourire aux lèvres, comprend qu’il
lui faudra désormais apprendre « à vire dans le monde comme dans un
immense musée d’étrangeté, plein de jouets curieux, bariolés, qui changent
d’aspect, que quelquefois comme des petits enfants, nous cassons pour voir
comment ils étaient faits dedans, et, déçus, nous nous apercevons qu’ils
étaient vides. » (Giorgio di Chirico)
Jean-Baptiste Thoret : Dario Argento, magicien de la peur

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