L’acte fondamental du roman américain, de même que
celui du roman russe, a été d’emporter le roman loin des voies de raison, et de
faire naître des personnages qui se tiennent dans le néant, qui ne survivent
que dans le vide, gardent jusqu’au bout leur mystère et défient logique et
psychologie… Ce qui compte, c’est que les choses restent énigmatiques et
pourtant non-arbitraires ; bref, une nouvelle logique, pleinement logique,
mais qui ne nous reconduit pas à la raison et qui saisit l’intimité de la vie
et de la mort.
Gilles Deleuze : Critique et clinique

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