Lumière onirique

 

Il y a dans le rêve comme une lumière encore, mais qu’à la vérité nous ne savons pas qualifier. Elle suppose un renversement de la possibilité de voir. Voir, dans le rêve, c’set être fasciné et la fascination se produit, lorsque, loin de saisir à distance, nous sommes saisis par la distance, investis par elle.  Dans la vue, non seulement nous touchons la chose grâce à un intervalle qui nous en désencombre, mais nous la touchons sans être encombré par cet intervalle. Dans la fascination, nous sommes déjà peut-être hors de la dualité visible invisible.

Maurice Blanchot : L’Entretien infini

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