Dans les années 1820, un savant allemand avança la
formule die Apocalyptik, « l’apocalyptique », comme
désignation générique de toute littérature d’une veine semblable à celle du
livre de Daniel, de l’Apocalypse de Jean et d’autres écrits dont on ne
connaissait le texte que depuis peu. C’était le cas du Ier livre d’Hénoch,
édité pour la première fois en 1821. Apocalyptik s’imposa rapidement
avec la valeur d’une qualification indétrônable. Son promoteur décisif sera le
bibliste allemand, Fr. Lücke, dans un maître livre, publié à Bonn en
1832 : « Versuch einer vollständigen Einleitung in die Offenbarung
Johannis un die gesamte apokalyptiche Literatur. » Essai d’une
introduction englobante à l’Apocalypse de Jean et à l’ensemble de la
littérature apocalyptique.
André Paul : La Gnose antique, de l’archéologie du christianisme à l’institution du judaïsme

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