À un moment donné, on peut déceler le son du désespoir
dans la voix de Heidegger : la techné comme destin de l’Occident est
entrée dans la totalité de ses droits ; les armes nucléaires sont prêtes à
détruire la terre entière, déjà imprégnée de nihilisme, et à la transformer en
néant. Personne ne se souvient que la nuit approche car la mémoire de la
lumière, même celle du crépuscule et du soir, a été complètement effacée.
L’homme, dans son « inauthenticité », a oublié l’Être à tel point
qu’il ne comprend plus ce que cela signifie.
Alexandre Douguine : Martin Heidegger, philosophie d’un autre commencement

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