Source :
Le Livre du Dieu Vivant par Bô Yin Râ, éditions Librairie de Médicis
Les membres de cette Union ne se rapprochent extérieurement, corporellement les uns les autres, que dans les cas les plus rares et les plus importants ; ils ne correspondent épistolairement presque jamais entre eux. Et cependant, leur contact spirituel est ininterrompu, constant leur échange de pensée, absolue leur communion d’âme.
Cette union ne possède point de lois extérieures.
Chacun de ses membres est l’égal des autres et pourtant, chacun connaît la
place qui lui est assignée, que détermine la diversité de la nature spirituelle
particulière de chaque individu. Tous, cependant, ils se subordonnent
volontairement à un commun Chef Suprême dans l’Esprit. Ce « Chef »
n’est pas élu, ni « nommé », néanmoins jamais un membre de l’Union
n’aura de doute quant à qui soit ce « Chef »
L’admission dans cette Communauté ne peut être ni
acquise de plein droit, ni obtenue par
ruse ou par contrainte. Des lois spirituelles occultes et certaines
dispositions spéciales que produisent ces lois mêmes dans la nature humaine
déterminent seules si un homme est désigné pour cette « admission »
et aucune puissance au monde ne peut, en ce cas, faire utilement obstacle à
cette admission. Les admis, cependant, ne sont liés par aucun vœu, par aucune
promesse… Eux-mêmes, ils sont Norme et Loi.
Aucun signe extérieur, aucune singularité commune dans
leur manière de vivre ne rend reconnaissable les membres de cette Communauté
spirituelle.
Eux-mêmes, toutefois, seraient-ils l’un pour l’autre entièrement étrangers de visages, ils se reconnaissent entre eux et sans le secours de « signes », de « mots d’ordre » ou « d’attouchements » ; dès qu’il leur devient nécessaire de se rencontrer l’un l’autre dans la vie extérieure. En raison de sa nature même, cette Union, comme telle, doit demeurer cachée au monde extérieur et, parfois même, des peuples entiers subissent son influence spirituelle.
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