Magie de la fumée de cigarette : ce court-métrage de 1908, sans doute réalisé par l’Américain Walter R. Booth, bien que titré en néerlandais « Narren grappen », et numérisé par l’institut du cinéma d’Amsterdam, nous présente une jongleuse s’amuser à faire apparaître puis disparaître les éléments du décor, avant de les métamorphoser à chacune de ses exhalaisons de fumée. Pouf-pouf… Elle transforme un trône en piédestal. Pouf-pouf… Un petit chien apparaît sur le piédestal. Et pour bien nous montrer que sa magie ne se limite pas à un simple tour d’escamotage, voici la jongleuse qui tourbillonne sur elle-même, avant de faire pivoter son propre visage comme un masque.
Le deuxième épisode, dans des teintes bleutées, nous la montre en train d’ensorceler un Pierrot et sa Pierrette. Elle dédouble le pauvre Pierrot pour que les deux hommes blancs s’affrontent en un combat de boxe afin gagner le cœur de la pitoyable Pierrette. Etrangement, le combat se termine par la réunification des deux Pierrots en un seul être. Hélas, Pierrette se transforme en une autre femme et Pierrot en une pomme que la nouvelle venue dévore. Enfin, la jongleuse réapparaît avec sa cigarette magique ; elle ré-ensorcelle Pierrette et la réduit en poussière dans une boîte à cigares.
Le deuxième épisode, dans des teintes bleutées, nous la montre en train d’ensorceler un Pierrot et sa Pierrette. Elle dédouble le pauvre Pierrot pour que les deux hommes blancs s’affrontent en un combat de boxe afin gagner le cœur de la pitoyable Pierrette. Etrangement, le combat se termine par la réunification des deux Pierrots en un seul être. Hélas, Pierrette se transforme en une autre femme et Pierrot en une pomme que la nouvelle venue dévore. Enfin, la jongleuse réapparaît avec sa cigarette magique ; elle ré-ensorcelle Pierrette et la réduit en poussière dans une boîte à cigares.
La scène finale se déroule à présent dans des teintes rose foncé : la jongleuse déverse les cendres de Pierrette hors de la boîte à cigares pour la re-matérialiser en une pimpante demoiselle, vêtue d’une longue robe de bal. La demoiselle pirouette sur elle-même tandis que la jongleuse prend congé. Fin. Voilà un court métrage de l’aube du cinéma qui souligne les liens entre magie et technique : c’est à la fois amusant, mais aussi vaguement inquiétant — tous les acteurs ont l’air tantôt amusé, tantôt terrifié.
Et le chien est parfait dans son rôle.

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