Coup sur coup, de 1939 à 1945, Sachs frappe ses meilleurs
textes, du Sabbat à Derrière cinq barreaux. L’hyperbole n’a cessé
de marquer de son trop-plein sa ligne de conduite : dettes énormes,
infamies croisées, trahisons insignes. L’existence de Sachs est superlative,
elle se nourrit de surenchères : il n’est pas collaborateur, il est
gestapiste ; il n’est pas converti, mais convertible ; il ne dépense
pas, il se ruine ; s’il écrit, c’est sans relâche ou pas du tout ; il
n’est pas homo, mais bisexuel ; il ne vole pas, il pille ; il n’est
pas mondain, il connaît tout le monde. Sachs va toujours trop loin. Au tempo
modéré de ses écrits, il préfère la course à perte.

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