Il chercha à se glisser dans une région vague et
pourtant infiniment précise, quelque chose comme un lieu sacré, à lui-même si
bien approprié qu’il lui suffisait d’être là, pour être ; c’était comme un
creux imaginaire où il s’enfonçait parce qu’avant qu’il y fût, son empreinte y
était déjà marquée. Il fit donc un dernier effort pour s’engager totalement.
Cela fut facile, il ne rencontrait aucun obstacle, il se rejoignait, il se
confondait avec soi, en s’installant dans ce lieu où nul autre ne pouvait
pénétrer.
Maurice Blanchot : Thomas l’obscur

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